Regardez le tableau de garanties de votre contrat : si vous n'y trouvez qu'optique, dentaire, hospitalisation et soins courants, il s'agit d'une complémentaire santé seule, et elle ne verse aucun complément de salaire. Cette garantie porte un autre nom, « incapacité temporaire de travail », et relève d'un contrat de prévoyance.

📄 Où regarder exactement dans votre contrat

Trois documents suffisent à trancher, et il faut les ouvrir dans cet ordre :

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    Le tableau de garanties

    Il liste les postes remboursés. Un intitulé « incapacité de travail », « indemnités journalières » ou « maintien de salaire » signale une garantie de prévoyance. Sinon, le contrat ne couvre que des soins.

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    La notice d'information

    Sur un contrat collectif d'entreprise, elle décrit souvent santé ET prévoyance dans le même document. Cherchez la section « arrêt de travail » : elle donne le taux, la franchise et la durée.

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    Votre bulletin de paie

    Deux lignes de cotisation distinctes (« mutuelle » et « prévoyance ») confirment que vous êtes couvert par les deux. Une seule ligne santé signifie qu'il n'y a pas de prévoyance.

Un contrat individuel souscrit de votre côté ne comporte, lui, jamais cette garantie : son objet légal se limite au remboursement des frais médicaux. La différence entre les deux familles de contrat est expliquée sur mutuelle et complémentaire santé.

❓ Les quatre questions à poser à votre assureur

Si la notice reste ambiguë, appelez le service client avec cette liste : les réponses tiennent en quatre chiffres et suffisent à savoir ce que vous toucherez.

  • Quel taux d'indemnisation, et sur quelle base : salaire brut, net, ou net après déduction des indemnités de la Sécurité sociale ?
  • Quelle franchise : à partir de combien de jours d'arrêt le versement démarre-t-il ?
  • Quelle durée maximale d'indemnisation, et que se passe-t-il ensuite ?
  • Quelles exclusions : affections dorsales et psychiques sont fréquemment écartées ou soumises à conditions.

Demandez la réponse par écrit : en cas de désaccord au moment de l'arrêt, c'est cette trace qui vous servira devant le service réclamations puis, si nécessaire, devant le Médiateur de l'Assurance.

🏢 Commencez par vérifier du côté de votre employeur

Avant même l'assureur, le premier complément est légal et vient de l'entreprise : après un an d'ancienneté, l'employeur maintient 90 % du salaire brut puis 66,66 %, au-delà d'une franchise de 7 jours. Beaucoup de conventions collectives font mieux et maintiennent 100 % du net.

Ce n'est donc pas votre complémentaire santé qu'il faut interroger en premier, mais votre convention collective, puis le contrat de prévoyance de l'entreprise s'il existe. Le mécanisme complet est détaillé sur qui complète les indemnités journalières en arrêt maladie.

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